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Egalité de genre et éducation : Graca Machel plaide pour une éducation de qualité pour tous

Ce jeudi 26 janvier, l’UA/CIEFFA et l’ambassade de Norvège en Ethiopie ont réunis au sein de la commission économique pour l’Afrique (CEA), plusieurs partenaires au développement et ONG pour l’éducation.

Cette rencontre de haut niveau se tient en marge du pré-sommet de l’Union africaine (UA) sur le genre. Le Centre International de l’Union Africaine pour l’Education des filles et des femmes en Afrique (UA/CIEFFA) a, avec ses partenaires, jugé utile et nécessaire de tenir cette rencontre dans un contexte particulier, notamment avec une composante jeunesse et femme.

En effet, L’UA a déclaré l’année 2016 comme étant « l’année africaine des droits de l’homme » en mettant particulièrement l’accent sur les droits de la femme » et l’année 2017 comme année pour « mobiliser le dividende démographique par des investissements dans la jeunesse ». L’éducation est un droit humain fondamental et la clé pour investir dans la jeunesse. Les obligations juridiques internationales relatives au droit à l’éducation ont été approuvées par les Etats membres de l’UA. Les gouvernements ont l’obligation de respecter ces engagements juridiques et politiques et d’assurer non seulement l’accès à l’éducation, mais aussi une éducation de qualité. Pourtant, des millions d’enfants et d’adultes, en particulier les filles et les femmes, sont privés de possibilités d’éducation.

Selon l’UA/CIEFFA, les statistiques montrent que sur 75% de fille commençant l’école, seulement 8% achèvent le cycle de formation sur le continent.

La Ministre norvégienne des affaires étrangères, Mme Laila Bokhari explique que : « assurer une éducation de qualité n’est pas une petite affaire. Cela demande un personnel qualifié ». La ministre regrette par ailleurs, le fait que la parité entre filles et garçons se réduit à partir du second cycle compte tenu des abandons de jeunes filles à cause de plusieurs facteurs.

Pour la Ministre Bokhari, « il est important d’éduquer afin d‘éviter une crise mondiale de l’éducation ». Elle indique que d’ici 2050, la population africaine est censée doublée. Il y a donc lieu de créer les emplois et développer la croissance.

Le représentant de la Présidente de la commission de l’UA pense que la question de l’éducation de la fille est un problème société. Il affirme que sur 30 millions d’enfants en âge d’aller à l’école, moins de 10% atteignent le cap de l’enseignement supérieur. La majorité d’entre eux étant des filles. « Le fait d’amener les filles à l’école ne suffit pas, il faut les y maintenir », conclue-t-il.

S.E Graca Machel, activiste internationale pour les droits des femmes et des enfants fait une présentation sur l’autonomisation des filles et femmes à travers l’éducation. Mme Machel estime que l’éducation reste un droit humain fondamental pour tous. Il est primordial de son point de vue, que les gouvernements africains réfléchissent sur la nécessité de revoir nos systèmes éducatifs. Renforcer l’apprentissage et la capacité des enseignants doit être un mécanisme permanent continuel. Investir dans la fille, c’est aussi initier les adolescentes à la santé de la reproduction.

Togola Hawa Séméga

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