Vous êtes ici
Accueil > Kayes > Kayes-Diéma : Un véritable tombeau ouvert

Kayes-Diéma : Un véritable tombeau ouvert

Le tronçon Kayes-Diéma menant à la capitale malienne Bamako constitue depuis quelques années, l’axe de tous les dangers.

Connue sous le nom RN1 (route nationale numéro1), la route qui même à Bamako en passant par la ville de Diéma, chef-lieu de cercle du même nom,  constitue aujourd’hui un véritable danger pour les usagers. En ce sens que, de multiples accidents s’y produisent quotidiennement.

Ces accidents sont dus à plusieurs facteurs et constituent un véritable  manque à gagner suite aux énormes dégâts commis sur les véhicules qui y circulent.  Désordre ou désarroi totale ? Quoi qu’il en soit,  les accidents sur ce tronçon très fréquenté  ont fait de cette route, l’une des plus dangereuses de la première région administrative du pays.

La voix a été construite par la compagnie sahélienne d’entreprise ( CSE) en 2006 sous le premier quinquennat de l’ancien Chef de l’Etat Amadou Toumani Touré. L’objectif étant notamment de rallier facilement la région de Kayes au district de Bamako. Le dit tronçon a reçu plusieurs séries de rénovation via diverses entreprises.

Aujourd’hui, les usagers assistent à des cas d’accidents  graves souvent même meurtrier. Des camions citerniers, autocars, remorques ou voitures particulières s’effondrent presque tous les jours sur cette voie donnant un spectacle souvent sépulcral aux usagers.

Cette route n’est pas la seule qui relie la première région administrative à Bamako,  la capitale malienne. Mais de nos jours, elle a tendance à l’être, car nous constatons qu’elle est la plus fréquentée. 95% des convois en  provenance du Sénégal, de Kayes ville ou agglomérations environnantes passent par cette voie.

Pourtant, de nos jours quand on prend les proportions de la voie express en question, elles répondent moins en termes de sécurités routières.

D’une longueur de plus 278 kilomètres (Kayes-Diema), l’accumulation de ces drames est due à de multiples raisons qui partent   l’état défectueux du tronçon à l’imprudence des conducteurs face à cette situation. Il ne se passe pas un mois sans que les pompiers ne déroulent une comptabilité macabre en termes de pertes en vie humain ou en dégâts matériels.

Cette défectuosité   de ces chaussés  cause beaucoup de désagrément aux populations qui les empruntent quotidiennement. «  Je me demande si l’état pense aux revenus qu’engendre cette route », s’interroge un migrant de retour au pays pour les vacances, avant d’ajouter que : ’’Tu ne verras nulle part ailleurs dans le monde, ces trous sur une route nationale’’.

Les chaussés à double sens de circulation   sont parsemées de nids de poules. Certaines parties ont été  totalement  endommagées par  des eaux des ruissèlements de la saison de pluie dernière.

Pire, aucun panneau n’indique le danger sur cette route, et aucune précaution à titre préventif n’a été prise jusque-là avant les grandes vacances où le trafic sera encore plus dense et le début de la  saison des pluies qui empirera les choses.

En attend des synergies d’action de la part du gouvernement pour rénover complètement  ce tronçon, les chauffeurs ou propriétaires des véhicules continueront à souffrir le martyre. Obligé à chaque voyage de dépenser beaucoup d’argent  pour entretenir et réparer leurs véhicules.

 

Arouna SISSOKO 

Depuis Kayes

Top