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The Girl Generation: Le Mali est l’un des 5 pays au monde les plus touchés par l’excision

Du 15 au 20 mai 2017, The Girl Generation accueille la première formation régionale en communication sociale à Dakar (Sénégal) avec une centaine de participants.

The Girl Generation est une initiative de communication sur les changements sociaux, fournissant une plate-forme mondiale pour galvaniser, catalyser et amplifier le mouvement mené par l’Afrique. L’objectif est de mettre fin à l’excision, en s’appuyant sur ce qui a déjà été réalisé. La coordinatrice malienne, Dramé Mariam Diallo explique: “Nous sommes plusieurs membres et partenaires à travers le monde à partager cette vision commune. Nous inspirons les organisations et les particuliers, y compris les jeunes, dans les pays les plus touchés en Afrique et au-delà, pour mettre fin aux MGF dans une génération ».

Durant une semaine, 65 ONG, activistes, réseaux de jeunes, chefs religieux du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso et de la Gambie seront formés. La formation vise à soutenir les organisations de base pour renforcer leurs communications de changement social pour mettre fin à la Mutilation Génitale Féminine (FGM), en développant des stratégies locales, en fonction des priorités nationales, pour répondre aux contextes et aux besoins locaux et, en agissant ainsi, Do No Harm approche pour communiquer efficacement et sensiblement sur les MGF dans leur contexte local.

Des milliers de victimes en Afrique de l’Ouest

Le pourcentage de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans, qui ont subi une MGF, varie entre les quatre pays suivants: 25% au Sénégal, 75% en Gambie, 76% au Burkina Faso, 89% Mali. La formation vise à sensibiliser les MGF afin de faire croître le mouvement dirigé par l’Afrique pour mettre fin à la MGF, une pratique traditionnelle nuisible. Pour changer le discours et défier les idées longues sur la façon de communiquer sur les MGF.

Les participants à cet atelier obtiendront des compétences de communication spécifiques pour aider leur travail à mettre fin à la MGF, de la campagne à l’engagement communautaire. La formation comprendra des séances sur la violence à l’égard des femmes et des filles, la communication sociale et comportementale et les médias sociaux comme outil de changement social.

Burkina Faso, premier pays africain à adopter une loi contre Les MGF

Le Burkina Faso a été le premier pays africain à introduire une loi nationale contre la MGF en 1996. La question de la MGF se fonde sur l’abus des enfants plutôt que sur la sexualité. Le message clé étant notamment une «tolérance zéro» à toutes les formes de MGF. Cette approche de l’encodage des messages vise à encourager les hommes à être plus engagés dans la question, car ils sont plus enclins à s’attaquer aux MGF en tant que problème familial, en mettant l’accent sur l’enfant. L’abandon de la MGF est soutenu par une forte volonté politique des ministères. Le groupe de travail sur les MGF est un exemple de coordination interdisciplinaire sur les MGF puisqu’il inclut tous les ministères.

MGF interdit en Gambie en 2015 par le Chef de l’Etat

En Gambie, la MGF est une tradition profondément enracinée, pratiquée dans toutes les régions. La campagne FGM de fin en Gambie est active depuis plus de trois décennies et a été défendue par diverses organisations et institutions. À la suite du travail continu, la question est devenue une cible nationale. En décembre 2015, une annonce du président interdisant la MGF en Gambie. Cela a été suivi d’un amendement à la Women’s Act 2010 pour interdire la MGF. À l’heure actuelle, le mouvement a adopté une approche polyvalente qui comprend le dialogue communautaire, le plaidoyer juridique, les rites alternatifs de passage et la clarification des idées fausses religieuses. Les organisations de base continuent de se prononcer contre la pratique, ce qui a permis d’accroître la prise de conscience des effets des MGF.

Le Sénégal interdit la MGF en 1999 par une loiAu Sénégal, la MGF est un devoir religieux étroitement associé à la vie sociale et observé comme moyen de préserver la virginité des filles. En janvier 1999, une loi a été adoptée au Sénégal en interdisant les MGF. La loi modifie le Code pénal pour faire de la pratique un acte criminel, punissable d’une peine d’un à cinq ans de prison.Le ministère de la Famille a élaboré et adopté un plan d’action (2000-2005) selon lequel la MGF devait être éradiquée d’ici à 2015. Les principaux objectifs étaient d’améliorer la mise en réseau et la coordination entre les acteurs impliqués dans les efforts de lutte contre la pratique, en expliquant les aspects juridiques Cadre pour eux et intégrer la question dans l’éducation formelle et non formelle.

Le Mali, un des derniers pays ne disposant pas de loi sur les MGF

Le Mali reste l’un des derniers pays africains restants sans législation nationale interdisant les MGF. On estime que 9 filles et femmes sur 10 au Mali ont subi une MGF. Le pays est l’un des 5 pays au monde les plus touchés par l’excision. Il est situé entre plusieurs pays qui ont des lois nationales progressives protégeant les femmes et les filles de la pratique, y compris le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Burkina Faso. Ce positionnement géographique, combiné à un manque de cadre juridique interdisant les MGF, a conduit à un afflux de praticiens qui se déplacent des pays voisins vers le Mali, ce qui a entraîné des pratiques transfrontières de MGF, afin d’éviter les poursuites au sein de leur propre pays.

Rassemblées par TOGOLA Hawa SEMEGA

Depuis Dakar

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